Piratage comptes gmail

Pirate-ShipAprès les comptes de Régine M et de Dominique B, c'est celui de Martine D qui vent d'être piraté. La procédure est toujours la même : vous recevez un message que vous croyez émaner de Google vous demandant de mettre à jour vos codes de boîte mail. Vous êtes en fait sur le site du pirate qui collecte vos informations, vous tapez un nouveau mot de passe, le pirate s'en saisit, crée un nouveau mot de passe et enjoint tous vos contacts de lui envoyer de l'argent.

Martine s'est rendue compte jeudi soir qu'elle ne pouvait plus accéder à sa boîte mail, j'ai aussitôt lancé la procédure de récupération, qui devrait prendre deux à trois jours.

LES ARRANGEMENTS AVEC L’HISTOIRE d’un ex-maire-adjoint sans délégation qui se prenait pour Beaumarchais

uranusJe lis, dans un article fourre-tout, consacré à la projection du film Uranus au cinéma Arletty, un tissu de contre-vérités :

1) L'adjudant chef Cadot n'a pas été exécuté de façon barbare par les Allemands, il a été fusillé, par des soldats, allemands ou ukrainiens, pour avoir tenté de neutraliser un dispositif de mise à feu d'explosifs. Fusiller un auteur de sabotage en temps de guerre n'est pas un acte barbare. La barbarie aurait consisté à le pendre à un croc de boucher, ou à le brûler vif, par exemple.

2) La "cruelle odyssée du Viking" : l'odyssée d'Ulysse a duré 10 ans, celle du Viking, moins de 24 heures. Quoi de cruel dans cette courte traversée ? Ils ont été mouillés, ils ont eu froid ? Des jeunes gens inexpérimentés prennent la mer pour échapper au service du travail obligatoire, et croyant qu'ils étaient arrivés en Angleterre, hissent le pavillon Français devant l'île de Jersey occupée par les Allemands. Tragique destin pour ceux qui sont morts en déportation, le dernier survivant en témoigne.

3) "Participer" à un journal et "être publié" par un journal sont deux choses différentes. Marcel Aymé n'a pas participé au journal "Je suis partout". Le journal "Je suis partout" a publié "Travelingue", une étude sociale de Marcel Aymé qui fustige autant les nantis que les ouvriers, le Front Populaire que la droite, un ouvrage qu'il n'a pas écrit pour ce journal et qui n'a rien à voir avec sa ligne éditoriale antisémite.

4) Uranus, l'ouvrage de Marcel Aymé, est un brillant et féroce réquisitoire contre la lâcheté et la bêtise humaines, et il fallait avoir beaucoup de courage pour oser publier un tel ouvrage en 1948 alors que les anciens résistants, les vrais, comme les autoproclamés, battaient fièrement le haut du pavé.
Comme il fallait avoir du courage en 1945 pour oser demander au Général de Gaulle de ne pas faire fusiller un écrivain d'extrême droite qui n'avait pas de sang sur les mains et dont le seul tort était d'écrire dans un journal.

"Je suis Charlie", ça ne vous rappelle rien, Jounent Michel ?

Voici ce qu'écrit Wikipédia sur Marcel Aymé :

La controverse Marcel Aymé
L'écrivain a été attaqué par tous ceux qui ne supportaient pas que ses romans décrivent assez crûment la France des années quarante et celle de l'épuration, mettant sur le même pied les collaborateurs monstrueux et les revanchards sinistres, décrivant avec une exactitude désinvolte le marché noir, les dénonciations, les règlements de comptes (Uranus, Le Chemin des écoliers). Mais il a surtout soutenu jusqu'au bout Robert Brasillach, tentant de faire signer à des intellectuels et des artistes de tout bord la pétition contre la peine de mort dont Brasillach était frappé. Albert Camus, Jean Cocteau, François Mauriac et d'autres l'ont signée, sauf Picasso qui venait d'adhérer depuis peu au parti communiste, ainsi que l'explique Claude Roy "J'ai souffert que mon parti d'alors s'oppose à ce que je participe à une demande de grâce. Picasso a refusé aussi pour la même raison." Mais Brasillach a été fusillé quand même, de Gaulle ayant rejeté sa grâce, malgré la lettre que lui avait adressée l'ancien résistant Daniel Gallois.

PS : Pour une information objective et sans parti-pris sur ce qui s'est vraiment passé pendant l'occupation, je vous invite à consulter le site https://stquaypx.wordpress.com/, les auteurs de ce site font un véritable travail d'historien. C'est d'ailleurs là que j'ai trouvé les informations sur l'adjudant chef Cadot et sur le Viking, que j'ai arrangées à ma sauce.

les toitures du XXIème siècle

Retour en Belle Bretagne, après Paris, Ouarzazate et Marseille, avec quelques réflexions sur les toitures et l'architecture. Cet article est le fruit d'une réflexion personnelle, ce n'est pas un copié collé, hormis les photos, trouvées sur internet, c'est un premier jet, il est peut-être maladroit, aussi vos observations sont bienvenues.

Les toitures, en ardoises et à forte pente, sont une des caractéristiques de la Bretagne (Dinan) :
dinan

Comme les toits de tuiles à faible pente sont une caractéristique du Midi (Aigues Mortes) :
aigues-mortes

En Bretagne les règlements d'urbanisme imposaient jusqu'à il n'y a pas bien longtemps des pentes de toit comprises entre 100 et 170%, c'est-à-dire avec un angle de 45° à 60° par rapport à l'horizontale. De plus en plus de communes ont amendé cette règlementation imbécile et autorisent désormais les toitures terrasses et les toits à faibles pentes.

Les pentes de toit minimales des toitures en tuiles sont comprises entre 30 et 80% (17° à 39°), elles dépendent de la zone d'application (3 zones en France) et de l'exposition de la construction. Les pentes de toit minimales des toitures en ardoises sont du même ordre que celles des toitures en tuiles, à noter cependant que le recouvrement varie suivant la pente, mais les pentes de toit maximales peuvent aller jusqu'à une pose à la verticale, dans le cas de bardages par exemple. Ainsi, sur un comble à la Mansard, le terrasson (faible pente) et le brisis (forte pente) peuvent être tous deux recouverts d'ardoises.

La première fois que je suis venu en Bretagne, je me suis demandé pourquoi les toits avaient des pentes si fortes et pourquoi ils étaient systématiquement recouverts d'ardoises. L'emploi de l'ardoise n'impose pas ces fortes pentes, la raison vient d'ailleurs.

12047577Avant le XVIème siècle, la plupart des maisons, en Bretagne, comme dans beaucoup d'autres régions, y compris dans le Midi, comme en Camargue, étaient recouvertes de chaume. Ce chaume était un sous produit de la culture du seigle (Bretagne), ou provenait de roseaux (Camargue). A partir du XVIème siècle, en raison du nombre important d'incendies de toitures, le chaume fut progressivement interdit et remplacé par l'ardoise ou par la tuile, en fonction des disponibilités locales. Les constructions nobles, comme les châteaux et les édifices religieux faisaient déjà appel à ces matériaux depuis longtemps. C'est dans les villes que le chaume disparut en premier, mais il fallut attendre la fin du XIXème siècle pour voir les toitures en chaume disparaitre des habitations modestes des zones rurales.

L'emploi du chaume exigeait de fortes pentes, pour permettre l'écoulement de la pluie. Lorsque les toitures en chaume étaient refaites en ardoise, on gardait la pente des toits, de façon à conserver les pignons et la charpente. Les chevronnières, ces pignons recouvrant la toiture, que l'on trouve encore, même sur des constructions récentes, datent des couvertures en chaume, elles permettaient d'éviter que le chaume soit arraché par les effets du vent.

Les règlements d'urbanisme, pour conserver l'harmonie du bâti, se sont basés sur l'existant et ont imposé les fortes pentes et l'ardoise.

Aujourd'hui paradoxalement, alors que la région nantaise produit des tuiles en abondance, les ardoises qui recouvrent nos maisons viennent d'Espagne pour la plupart, beaucoup d'ardoisières bretonnes ayant cessé leur activité. L'ardoise est plus chère et plus difficile à poser que la tuile, et les fortes pentes présentent beaucoup d'inconvénients pour les maisons individuelles :

visuel-traditionnelles-2_3011La limitation des hauteurs des constructions et la hauteur importante des combles font que les étages des maisons sont aménagés dans le comble, avec plusieurs inconvénients :

Au niveau thermique, un comble aménagé est plus difficile à isoler et à chauffer qu'un étage sous comble. La surface habitable est réduite, avec des zones non habitables (celles où on ne peut pas se tenir debout) qui coûtent cependant (plancher + carrelage) et il n'est pas possible d'installer des meubles hauts sous les rampants.  Dans les logements modestes, les ouvertures, hormis celles pratiquées dans les pignons, suivent souvent la pente du toit (les lucarnes sont onéreuses) et ces Vélux ne sont pas pratiques à ouvrir, pas pratiques à nettoyer et bruyants en cas de pluie ou de grêle.

Pour pallier ces difficultés, des constructeurs ont opté pour un étage constitué, en partie centrale d'une toiture à faible pente, et au niveau des pignons d'une partie de toiture à forte pente. Cela donne des édifices peu esthétiques :

ed7751f2-7270 5460a69d-4293

Heureusement les temps changent et sous l'impulsion d'architectes et de constructeurs tournés vers l'avenir, des maisons à toit terrasse ou à toiture de faible pente apparaissent, faisant appel à des couvertures métalliques, chaque fois que les règlements d'urbanisme le permettent, deux exemples de maisons de lotissement :
maison-habitat-plus-taylor-toit-terrasse-2 habitat_plus_-_collection_creation_architecturale_1

L'architecture est fière quand elle colle à son temps, tout en retenant le meilleur du passé. Après les cages à lapins et le néo breton, un renouveau architectural en Bretagne ?

Clivia en fleurs

A mon retour de voyage, mon Clivia m'a accueilli avec une belle hampe florale, j'ai l'impression qu'il a fleuri plus tôt cette année, les fruits de la précédente floraison sont en train de mûrir sur une autre tige.
20150304_234043R
Merci à Patrick de l'avoir arrosé pendant mon absence.

Marseille

photo prises de mon QG marseillais, au crépuscule, grand angle :
P1030951R
du même endroit, mais au zoom, la tour Méditerranée, au centre de la photo précédente :
P1030896R
la résidence Méditerranée, typique des années 70 :
P1030932R
et le stade vélodrome (photo prise à 2,5 km) :
P1030869R

Vladimir POUTINE, un nouveau Staline ?

Au lendemain de l’assassinat de Boris NEMSTOV,  principal opposant du pouvoir en place en Russie, de nombreuses questions peuvent se poser sur le véritable visage de Vladimir POUTINE.

Pour les occidentaux, il est d’abord apparu comme le réformateur de la Russie avec une politique économique volontariste qui a conduit à un redressement, apparemment, spectaculaire de son pays. La chasse aux « évasions fiscales » et la renationalisation de nombreux complexes industriels (en chassant les anciens dirigeants pour les mettre en prison) y sont pour beaucoup. Toutefois, il ne faut pas passer sous silence le fait que le Président s’est attribué, comme par magie, une grande part des actions de ces sociétés. Il est considéré, aujourd’hui, comme la deuxième plus grande fortune mondiale.

Parallèlement à ce redressement économique, Poutine a mis en place une « verticalité du pouvoir » (selon ses propres termes), qui lui permettra d’avoir toutes les cartes en mains dans toutes les régions. Une grande partie de la démocratie disparaît au bénéfice de nominations de gouverneurs désignés par le pouvoir central.

Les médias sont interdits ou annexés au pouvoir central, les partis politiques opposants n’ont plus la liberté de s’exprimer et leurs leaders font régulièrement des séjours en prison pour des prétextes fallacieux.

Le résultat des élections, qui l’ont amené au pouvoir, est contesté par de nombreuses autorités internationales, du fait du nombre élevé de fraudes en tout genre (bourrage d’urnes ou destruction d’autres, votes d’électeurs décédés, etc.).

Vladimir POUTINE a toujours baigné dans l’admiration du KGB et son pouvoir depuis son adolescence. La RDA a été son terrain de jeu favori pour fourbir ses armes. Il n’a pas hésité à déstabiliser ses rivaux par des moyens inavouables (fausses vidéos par exemple) pour arriver à ses fins. Il est intervenu, dans de nombreux conflits dans le monde, pour la seule gloire de la Russie et l’élimination des populations inamicales à son encontre.

Il a toujours regretté la chute de l’URSS, comme il l’a encore souligné lors de sa grande parade militaire après l’annexion récente de la Crimée.

Peut-il encore nous faire croire que les Russes ne sont pas intervenus en Ukraine ?

Des militaires inconnus (ne parlant que russe) se seraient servis, à son insu, d’armes, de chars, de munitions dans les casernes russes toutes proches pour combattre sous leurs propres couleurs en Ukraine ?...

Comment, Boris NEMSTOV, un personnage aussi important de l’échiquier politique Russe, a-t-il pu être abattu, dans l’endroit le plus surveillé près du Kremlin, sans que Vladimir POUTINE n’en ait eu connaissance ou, pire, ne l’ait commandité ?

POUTINE a annoncé qu’il suivrait personnellement l’enquête, jusqu’à sa conclusion.

Il reste à parier que « l’assassin » se fera abattre par la Police au moment de son arrestation…

Une dernière information :

Le grand-père de Vladimir Poutine, dont celui-ci a dit qu'il était le membre de sa famille qu'il admirait le plus, aurait été garde du corps et goûteur de Lénine, puis de Staline. Ce dernier, dans les années 20, a également évincés ses opposants et fait tuer des milliers de personnes pour sa soif du pouvoir.

Dés 1919, en Allemagne, un homme a utilisé des méthodes similaires sur de nombreux points, pour venger son pays de la défaite de 1918, il s’appelait Adolf HITLER…

Nostalgie quand tu nous tiens…

Gilles PICOLET

Thierry Simelière, un homme de culture

Je reproduis ci-après, in extenso, un article lu dans le journal "le cri de l'Ormeau", l'écho de la culture en Côtes d'Armor, consacré à notre maire et à la ville de Saint-Quay-Portrieux :

St-Quay-Portrieux : la ville dont le maire est un homme de culture

arton4582-b0094Elu Maire aux dernières Municipales, Thierry Simelière a été, dans un passé pas lointain, adjoint à la culture de St-Brieuc.
Effectivement il a pas mal d’idées sur le sujet, à adapter à une petite commune littorale et rurale (3 300 habitants, 15 000 l’été) de la communauté de communes du Sud-Goëlo. Petite mais haut lieu touristique, aux finances améliorées par un apport de 1,3 millions d’Euros provenant du casino

Quels équipements culturels municipaux trouve-t-on à St-Quay ?

D’abord le Centre de Congrès. Même si l’exposition annuelle Océaniques a été arrêtée, on pourrait envisager d’y tenir des expos plus fréquemment, et pourquoi pas une biennale d’art contemporain ? L’éventualité de faire évoluer ce Centre en salle de spectacle est en réflexion, mais la configuration du lieu ne rend pas la chose aisée.

On trouve également une école de musique dont la vétusté nécessite d’envisager la construction d’un nouvel équipement, et à la concevoir au niveau de la comm-comm Sud-Goëlo, dans le cadre d’une intégration au schéma départemental de l’enseignement musical.

Côté bibliothèque, est ressenti le besoin d’un équipement nouveau, peut-être à aménager dans la salle Yéyé.

Elément central : le cinéma Arletty, beau bâtiment, œuvre de Jean Fauny, remis en très bon état récemment. La programmation est confiée à la société CinéOde, mais aussi à l’association Ciné-St-Ké, qui y mène des actions ciné-clubs, scolaires, et autres projections spécifiques. Le cinéma est en passe de devenir également une action centrale de St-Quay-Portrieux. En effet le festival Doc Ouest, qui se déroule depuis plusieurs années à Pléneuf-Val-André, va déménager dès cette année à St-Quay.
Il est également question d’aménager deux maisons quinocéennes pour y accueillir des résidences d’écriture de scénarios, en partenariat avec Films en Bretagne et le Conseil général.

Le clou de l’animation culturelle de St-Quay, le festival estival Place aux Artistes, continue sur sa lancée, avec des artistes en devenir le dimanche, et des vedettes confirmée le mercredi (on ne peut vous livrer que Paris Combo pour vous appâter).

Autres manifestations phares : la Fête de la Coquille St-Jacques, la Samain (nouvel an celte fin octobre), la fête du Moulin St-Michel.

Et des projets : un festival de jazz début mai par l’association Le Jazz est là, des galeries de peinture dans les cellules commerciales vides du Portrieux...

Auteur : Pat

Faux amis, des USA à ISIS

[article volontairement cynique]

Alors que les relations entre la France et la Russie sont au plus bas, je voudrais revenir sur l'histoire des relations entre la France et les deux puissances anglo-saxonnes que sont les Etats Unis d'Amérique et le Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord. Ces deux pays ne nous aiment pas, même si ce sont politiquement nos alliés.

Rappelons la destruction de la flotte française à Mers el Kébir par la marine britannique, le 3 juillet 1940, alors qu'elle n'était pas sous le contrôle de l'Allemagne. Sous de faux prétextes, le Royaume Uni a pris une revanche contre la France en anéantissant sa flotte, faisant ainsi plus d'un millier de morts.

Rappelons que les Etats Unis d'Amérique ont tardé à intervenir dans le deuxième conflit mondial, et s'ils l'ont fait, c'est en raison de l'attaque de Pearl-Harbour par les Japonais et pour défendre leurs intérêts économiques et leurs marchés, l'Europe occidentale risquant d'être vassale de l'Union Soviétique. Leur intervention n'était pas pour nos beaux yeux et l'armée américaine a fait peu de cas de notre pays en bombardant à l'aveugle nos villes et nos populations et en détruisant tout sur son passage, sans parler des femmes violées par les soldats afro-américains.

La ville du Havre après les bombardements américains :
ga_le_havre_detruit

Les Etats-Unis auraient dûs être condamnés pour crimes contre l'humanité, mais "la raison du plus fort est toujours la meilleure" (La Fontaine) et "Vae victis" (Brennos). En revanche ils ont bien puni les vaincus, à Nuremberg, le premier procès du genre.

Sans le Général de Gaulle, l'armée américaine aurait contourné Paris laissant le chaos s'y installer et la ville subir des destructions et des pertes humaines considérables. Les Américains n'avaient qu'un but : rejoindre le plus rapidement possible le front de l'Est pour stopper l'avancée soviétique.

Et ils ont ravagé l'Allemagne, Dresde notamment, comme ils ont ravagé la Normandie, le Japon, avec deux bombes atomiques sur des objectifs civils et beaucoup plus tard l'Irak...

Après la deuxième guerre mondiale, la politique américaine a été dictée essentiellement par l'opposition à l'Union Soviétique et la volonté de contrôler les pays producteurs de pétrole.

Ainsi les Américains ont soutenu en sous main le FLN algérien en lutte contre l'Etat Français, et, lors du conflit de Suez, ont menacé la France et le Royaume Uni de représailles s'ils ne se retiraient pas.

Ils ont déployé des bases militaires en Europe pour mieux la tenir sous sa coupe. Charles de Gaulle, qui les avait cotoyés de près lors de la deuxième guerre mondiale, avait vu clair dans leur jeu, il était bien le seul, c'est la raison pour laquelle il avait fait retirer la France du commandement militaire de l'OTAN.

L'ambassadrice américaine en Irak, April Glaspie, a fait croire à Saddam Hussein qu'il pourrait prendre le contrôle du Koweit sans représailles américaines, puis les Etats-Unis ont anéanti l'Irak (guerre du Golfe, 1990) en le noyant sous un déluge de bombes (les frappes chirurgicales) qui ont causé des dizaines de milliers de morts, puis ont placé le pays sous un embargo, criminel pour les populations civiles, et qui a été le ferment de la révolte djihadiste.

Douze ans après, rebelote, Les Etats-Unis envahissent l'Irak, sans raison valable, justifiant leur intervention "préventive" par de fausses preuves truquées : photos aériennes maquillées, rapports bidouillés, faisant croire que l'Irak disposait d'armes de destruction massives alors qu'il n'avait que de vieux chars et de vieux fusils. Et ils ont entraîné dans cette folie de nombreux pays occidentaux.

J'allais oublier l'Afghanistan, qu'ils ont envahi, soit disant pour retrouver Oussama Ben Laden, trouvé plus tard au Pakistan et assassiné sans autre forme de procès. Et ils ont entraîné la France dans cette folle aventure, le va-t-en-guerre Nicolas Sarkozy ayant éliminé le sage Dominique de Villepin.

Maintenant ISIS (Islamic State of Iraq and Syria) que les Français appellent Etat Islamique ou Daesh (ISIS interdit la dénomination Daesh), a prospéré sur les ruines, les cendres et la misère laissées par les bombardements et les invasions américaines.

ISIS exécute de temps en temps un prisonnier, Américain, Britannique, Français, chrétien d'Orient, militaire arabe etc. en lui tranchant la gorge avec un grand couteau, comme le veut la tradition islamique, ou en le brûlant vif selon la tradition chrétienne (cf. Jeanne d'Arc).

Et l'Occident s'insurge.

Il est plus facile de tuer ou de rendre infirmes à vie des milliers de civils en larguant des bombes depuis 10 000 mètres d'altitude ou depuis un drône piloté par un militaire américain confortablement installé devant son écran, mais c'est tout aussi criminel.

Je n'approuve pas ISIS, mais je comprends leur raisonnement : ces gens ont foi en Allah et Mohammed son prophète, ils suivent à la lettre leur livre saint, le Koran, et ils utilisent tous les moyens à leur disposition pour étendre les territoires conquis par le califat. Le Koran leur enjoint en effet de conquérir la planète et de convertir tous les mécréants et infidèles afin qu'ils aient accès au Paradis d'Allah tout puissant.

ISIS n'est pas une menace immédiate pour la France :

- s'il exécute des occidentaux, c'est en représailles contre les pays qui bombardent militairement ses positions,

- les jeunes qui rejoignent l'Etat Islamique trouvent un idéal et une raison d'exister, et personne à part leurs parents ne regrette leur départ. Je ne suis pas d'accord avec le gouvernement Français qui essaie de les empêcher de quitter la France pour rejoindre l'Irak ou la Syrie,

- l'état islamique interdit l'alcool, la drogue et la prostitution, ce qui est une bonne chose,

- l'état islamique n'infériorise pas plus les femmes que beaucoup de pays arabes, notamment l'Arabie Saoudite où elles n'ont pas le droit de conduire et de se promener non accompagnées et non voilées,

- l'état islamique n'a pas l'intention d'envahir la France, comme le montre la carte des conquêtes projetées :

califfato

Enfin, une fois que le Califat d'ISIS se sera étendu au nord de l'Afrique et au proche Orient, le flot d'immigration massive en provenance de ces pays, contrôlés par le Djihad se tarira, et une fois que la Grèce sera occupée, nous n'aurons plus à éponger ses déficits, quant aux Espagnols et aux Portugais, ils ont été habitués à l'occupation arabe qui a duré mille ans. Espérons quand même qu'on pourra continuer à aller en vacances en Espagne, au Maroc et en Tunisie. Pour ce qui est de l'Egypte, il faudra oublier, car je ne doute pas que les Djihadistes détruiront (comme avaient commencé à le faire les premiers chrétiens) les temples et les pyramides vestiges d'une religion impure et idolâtre. J'allais oublier le conflit entre Israêl et la Palestine, qui cessera une fois que tous les juifs seront partis ou auront été tués.

Si nous persistons à faire la guerre à ISIS, qui ne nous a rien fait, nous devrons nous attendre à des représailles, à des prises d'otages, qui seront égorgés ou brûlés vifs dans des cages en fer pour faire de belles vidéos à diffuser sur YouTube, à des attentats sur le territoire Français où nous vivrons dans une terreur permanente, comme les Israéliens depuis des décennies.

Si nous voulons gagner la guerre, il nous faudra réunir toutes les forces hostiles à ISIS, à commencer par la Syrie de Bachar el Assad, la Russie de Poutine et l'Iran des Ayatollahs.

Mais qu'avons nous à gagner dans cette guerre ? Quel sera le fruit de la victoire ? Des territoires ravagés, des champs de ruines, des blessés, des invalides, des pauvres gens qui n'auront qu'une idée en tête : émigrer vers les pays occidentaux.

Qui peut penser sérieusement qu'une fois ISIS défait des démocraties s'installeront dans ces territoires libérés ? Ne vaut-il pas mieux laisser le Califat s'installer sur l'ensemble des terres d'Islam ? Une fois leurs conquêtes assurées, ils permettront peut-être l'installation de la paix dans ces pays, comme ce fut le cas lors du règne de l'empire Ottoman.