Daesh va-t-il détruire les ruines de Palmyre ?

PalmyreGrande émotion dans la communauté internationale depuis que Daesh (Isis) est entré dans la ville de Palmyre en repoussant l’armée Syrienne. Quand Daesh tue, viole ou brûle vif des centaines ou des milliers d’arabes, ça émeut quelques organisations humanitaires, quand ce sont des chrétiens, ça émeut en plus les cathos et le Pape, quand ce sont des journalistes occidentaux, ça émeut les médias et on en parle à la radio et à la télé pendant 24 heures, puis on prend bien soin de faire disparaître immédiatement toutes les traces sur internet, communiqués, photos, vidéos, surtout celles des égorgements.
cologneMais on craint aujourd’hui que Daesh ne s’en prenne aux ruines de Palmyre (détruire des ruines, ça me fait sourire), le sujet tourne en boucle dans les médias et “C’est dans l’air” lui a consacré l’émission du 21 mai. Les ruines de Palmyre, ça n’intéresse pas beaucoup les Américains car ils ont la possibilité de fabriquer des ruines partout où ils passent : Hiroshima (250 000 morts), Cologne (130 000 morts, cf. photo), Dresde (objectif civil, totalement détruite), Lorient, Brest, Saint-Nazaire, Le Havre, Caen, Rouen, Saint-Lo, etc. Pour en revenir à Palmyre, comme les archéologues ont eu largement le temps de photographier et de numériser le site en 3D, il suffira de le cloner à Las Végas ou à Disneyland. Pour ma part, je suis sensible aux traces des civilisations qui nous ont précédé, mais j’ai plus de peine quand on tue des gens que quand on abat des ruines. Certains en viennent à regretter que Bachar el Assad n’ait pas réussi à défendre le site et la ville. Mais Bachar est un malin, il l’a peut être fait exprès pour alerter l’opinion internationale. Qui soutient Bachar el Assad ? Les Russes. Qui veut sa perte ? Les Américains. Le conflit fait le bonheur des marchands d’armes, Américains et Russes. Et nous, qu’est-ce qu’on fait ? Un bon plan pour vendre nos FAMAS G2 ou nos PGM Hécate 2.

plouha.eu

bulletinDroiteVous pouvez désormais accéder au site stquay.com à partir des noms de domaines stquay.fr et plouha.eu. J’avais enregistré le nom de domaine plouha.eu dans le but de créer un blog consacré aux 18 communes du canton de Plouha. Puis sont arrivées les élections départementales et j’ai prêté le nom à l’équipe Valérie Rumiano, Thierry Simelière, Nathalie Cosse et Louis Gauffeny pour le temps de la campagne. Ils ont gagné et le site n’est plus actif, aussi je récupère mon nom de domaine. J’ai cependant maintenu le site de campagne, il est accessible à cette adresse : http://s478352021.onlinehome.fr/, ou en cliquant sur l’image.

analyses de la stratégie géopolitique américaine

Je complète l’article sur l’embargo russe en vous livrant deux analyses, la première est tirée du blog de Jean-Luc Mélenchon (j’ai regroupé 3 articles) et la deuxième du blog de Guillaume Faye, deux hommes diamétralement opposés sur l’échiquier politique, mais qui se rejoignent sur l’analyse de la stratégie géopolitique américaine.

L’Ukraine, nouvelle frontière américaine par Jean-Luc Mélenchon

La machination américaine contre la Russie par Guillaume Faye

Honneur aux Maires de Saint Quay Portrieux

C'est amusant mais régulièrement, la pose de la plaque gravée dans le marbre avec les noms des anciens maires est évoquée par le sherpa des frustrés du pouvoir municipal qui s'est fait le porteur de leurs aspirations mégalo.

Cette plaque était rangée, depuis l'arrivée de Dominique Blanc à la mairie, dans un placard. En d'autres termes elle a été gravée livrée et payée, Gérard Lambotte étant encore maire.

Que notons nous ?

- D'abord, il est courant que des plaques gravées le soient pour des réalisations terminées comme par exemple le port d'Armor à l'amorce du chemin de ronde, posée du vivant du maire François Héry.

Constatons que Robert Allenou pour la nouvelle mairie, Dominique Blanc pour le local du CLJ, le lavoir de la Barrique, les travaux de réhabilitation devant le casino etc. n'ont pas fait poser de plaques. Trop modestes ces maires !

- En revanche il est inhabituel que les plaques commémoratives soient gravées du vivant des personnes honorées. Cependant Gérard Lambotte a fait graver cette plaque avec son nom, étant encore en fonction. Il aurait été séant de laisser à d'autres le soin de la graver le jour venu.

- Ensuite on note sur la plaque que presque tous les maires sont commémorés d'une ligne, exceptionnellement de deux et qu'en toute modestie sa mémoire est célébrée avec trois lignes avec dates 2001-2008. Gérard Lambotte croyait en toute certitude être réélu en 2008 mais, comme sa citation ne couvrait que la période 2001 à 2008, il aurait fallu répéter la citation pour sa nouvelle mandature, soit au total six lignes à lui tout seul contre deux pour François Héry et Robert Richet, une pour les autres !

Gérard Lambotte aura également laissé sa trace au casino.
Lors des travaux d'agrandissement le passage public entre le casino et le restaurant a été reconstruit et clos*. Un beau sol de dalles en granite a été posé à l'entrée et les entreprises ayant participé aux travaux ont pu chacune laisser une trace gravée sur une dalle. Gérard Lambotte aussi, mais avec deux dalles, en toute humilité.

Autre anecdote :

A l'arrivée de Dominique Blanc à la mairie, il y avait et il est resté un exemplaire du Who's Who rangé sur l'étagère des codes officiels en entrant à gauche dans le secrétariat.

C'est quoi le Who's Who ? Citation : “C'est un recueil de 22000 bibliographies d'hommes et de femmes reconnues pour leur talents et réalisations dans tous les secteurs d'activité”. Les insertions sont gratuites. Acheter un exemplaire vaut 580 euros, et les happy fews comprennent bien qu'il est de bonne manière d'acheter ou d'en faire acheter un exemplaire par son entreprise pour le laisser négligemment traîner chez soi ou dans son entreprise afin de permettre au bon peuple d'en connaître.

Et qui retrouve t-on parmi les 22000 bibliographies ? Eh bien oui, Gérard Lambotte, sur une page complète. Son insertion ciselée est un travail d'orfèvre. On ne peut qu’être admiratif.

Aux dernières nouvelles la plaque serait posée avant la fin de l'année. Ainsi vous pourrez enfin voir et vous faire une idée personnelle.

(*) C'est un passage public et inaliénable. Nul ne peut en interdire l'accès à qui que ce soit. En toute rigueur les surveillants du casino ne peuvent pas interpeler qui que ce soit dans cet espace. Le savent ils ?

© Mathieu Tanon ( Voir aussi Le blog de Michel Jounent )

la fleur de l’Aloe Vera

Saint Brévin l'Océan

RIMG_1078Une Aloe Vera en fleurs, c’est un événement, dans notre région. Celle-ci, plantée en pleine terre (ou plutôt en plein sable) dans un jardin de Saint-Brévin l'Océan, a lancé une remarquable hampe florale, au grand étonnement de mes amis. Merci à Isa pour la photo, j’attends impatiemment celle de la fleur éclose.
L'Aloe Vera fait partie de la famille des Aloès, connu depuis l'Antiquité, il a été adopté dans les médecines traditionnelles de nombreuses régions chaudes du monde, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord d'abord, puis d'Inde, de Chine et d'Asie. Le gel d'aloès entre dans la composition de nombreux cosmétiques et boissons.

Le fait religieux à l’école par Michel Onfray

J’ai découvert Michel Onfray à la radio, en écoutant sur France Culture ses conférences à l'Universite Populaire de Caen. Un philosophe qui se met à la portée de tous, qui sait expliquer et vulgariser des concept philosophiques abscons. Un électron libre, un iconoclaste quand il déboulonne Sigmund Freud. Un homme de gauche comme je les aime. J’ai parcouru ses livres, et je suis régulièrement les chroniques de son blog : mo.michelonfray.fr, je reproduis ici sa chronique de mai 2015, en plein dans le feu de l’actualité liée au projet de réforme scolaire :

MichelOnfrayPROMOTION SUR LES ARRIERE-MONDES

Jadis, quand la gauche était de gauche, elle faisait mauvais ménage avec la religion. Ses racines plongeaient dans la philosophie des Lumières qui, elle-même, héritait déjà de la Renaissance, l’ensemble célébrant le sain usage de la raison contre l’obéissance et la croyance. Elle s’appuyait plutôt sur Descartes qui veut bien que Dieu existe mais souhaite qu’on le laisse de côté pour les choses sérieuses.

Aujourd’hui que la gauche est de droite et la droite de droite, il ne reste plus grand marqueur de la gauche véritable, sinon celle qui s’avérerait fidèle à l’ancienne, autrement dit, celle qui ferait d’Erasme, de Montaigne, de Descartes, de Voltaire, de Condorcet des références intellectuelles. On pourrait même imaginer que, plus la gauche serait de gauche, plus elle tendrait vers un autre lignage, le mien, celui de l’abbé Meslier, le premier athée de l’histoire occidentale, de d’Holbach, de Nietzsche, de Marx et, soyons fous, de Freud – du moins l’athée radical de L’avenir d’une illusion.

Voilà que du fond de sa caverne, la gauche de droite qui nous gouverne a décidé d’enseigner à l’école “le fait religieux” qui est à la religion ce que “le référentiel bondissant” est au ballon. Finie l’époque où la gauche faisait de la religion “l’opium du peuple”, l’auxiliaire de la réaction, la signature du conservatisme bourgeois, l’instrument de la misogynie et de la phallocratie, ce qu’elle est. Changement de cap. La gauche enseigne désormais le bienfondé du Talmud, de la Torah, de la Bible et du Coran. Désormais il n’y a plus urgence aux Essais de Montaigne ou au latin de Lucrèce, au Discours de la méthode de Descartes ou au grec de Plutarque, car il y a priorité à enseigner “les arrières-mondes” pour utiliser la formule de Nietzsche.

Toute religion, quelle qu’elle soit, monothéiste ou non, affirme l’existence d’un arrière-monde qui donne son sens à ce monde-ci. Cet arrière-monde est invisible, intangible, ineffable, indicible, immatériel, inexplicable, mais il est ! Il est même plus vrai que ce qui est visible, tangible, exprimable, dicible, matériel, explicable, puisque, sans lui, rien de ce qui est ne serait. C’est donc l’histoire des arrière-mondes et de ce qu’on a fait en leur nom qu’il s’agira d’enseigner désormais à l’école.

Qui enseignera ces fictions ? Le professeur d’histoire, de littérature, de philosophie, le prêtre, l’imam, le rabbin ? Dira-t-on qu’il s’agit de fictions ? A qui enseignera-t-on ces fictions ? A ceux qui croient à la fiction juive mais rient de la fiction musulmane ? A ceux qui, chrétiens, se marrent en présence de la fiction juive et musulmane ? A ceux qui rigolent devant toutes ces fictions ? Sera-ce encore laïcité ?

Si vraiment il faut souscrire à ce projet fou de célébrer les fictions antédiluviennes, alors qu’on permette aux athées dont je suis d’enseigner aussi non pas leur religion, mais leur combat contre ces fictions, ce qui nomme la philosophie, une discipline que, jadis, la gauche prenait au sérieux, voire à cœur. Il me faut désormais songer à rédiger le Manuel d’athéisme qu’on enseignera en contrepoison aux nouveaux venins vendus par la gauche !

Michel Onfray©

La Maison de la Plage

la Maison de la Plage, c’est le nom de la nouvelle boutique qui devrait ouvrir le 6 juin 2015 à l'angle du quai de la République et de la venelle du Soleil Levant, à côté d’Harbour Coiffure. Il y a encore beaucoup de travail à faire avant l’ouverture, mais les nouveaux propriétaires n’hésitent ni à retrousser les manches, ni à travailler le dimanche :
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Le local que leur a vendu, il y a quelques semaines, la ville de Saint-Quay-Portrieux était un taudis, vacant depuis la cessation d’activité, il y a quatre ans du libraire qui l’exploitait. Mais la location ou la revente du local par la ville, qui l’avait acquis en 2011 a été retardée en raison d’un recours auprès du tribunal administratif. La nouvelle municipalité, forte de ses bonnes relations avec la préfecture, a réussi à résoudre une affaire fort délicate dont elle avait hérité. Les nouveaux propriétaires sont jeunes, pleins d’énergie et sympathiques, ils m’ont gentiment fait visiter les lieux, je leur souhaite et je souhaite au quartier du Portrieux la réussite. Il faut se réjouir des dynamiques positives et savoir les accompagner.

La boutique vendra toutes sortes de planches liées aux sports de glisse : des planches à rames (Stand Up Paddle), des planches de surf, des planches à roulettes (Skate), les accessoires qui vont avec, une ligne de vêtement et de l’art...

Sortie Géologique au Cap d’Erquy

L'Amicale des Moulin, Fontaines et Lavoirs, organise chaque lundi après-midi, pour ses membres, une marche, départ à 14h de la place de Verdun à Saint-Quay-Portrieux. Les parcours sont variés, GR34 bien sûr, mais aussi tous les petits chemins et sentiers pédestres dans la lande, les bois, au milieu des champs. La découverte de notre environnement immédiat, une promenade hygiénique et du lien social, on parle beaucoup en marchant. Une fois par mois le groupe se rend en covoiturage sur un départ de marche à quelques kilomètres ou dizaines de kilomètres de Saint-Quay-Portrieux. Et une ou deux fois par trimestre une marche à thème, avec des intervenants extérieurs. Ce lundi, marche le matin autour du cap d'Erquy (les légendes des photos s’affichent au survol de la souris) :

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L'après-midi était consacrée à la découverte des roches volcaniques d'Erquy avec le géologue Michel Guillaume qui montre ici les laves en coussins (pillows) :

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Vous retrouverez cet article sur le site : http://amicaledumoulin.com/

l’avarie du caseyeur “le Papilu”

Papilu1040559L'examen du bateau montre des avaries au tableau arrière probablement dues à son immersion / renflouement / manutention. On découvre également une zone affectée sur Tribord, juste au dessus de la marque de Franc Bord (photo). La présence de nombreux poinçonnements, de deux types, correspond à des impacts d'énergies assez semblables. L'examen de la typologie des fractures autour du trou exclut un défaut de la tôle. Les fractures sont ductiles. Chaque impact correspond à une dissipation d’énergie cinétique (1/2mv²).

Deux modes sont possibles :
1) soit par l'énergie d'un objet extérieur vers la coque :
Compte tenu de la résistance mécanique de l'alliage de la tôle d'aluminium très certainement du grade 5086, de sa ductilité et de son module de Young, ces impacts ne semblent pas à la portée d'une personne avec un outil. On peut a priori exclure une action manuelle humaine genre coups de pioche. Il serait d'ailleurs tout à fait possible de faire une expérimentation pour lever le doute.
2) soit par l'énergie du déplacement de la coque qui avec son moteur pèse quelques tonnes, vers un objet fixe contondant.

On note quatre caractéristiques relatives aux impacts :
1) Une dispersion aléatoire centrée autour du trou. La zone d'impacts est typiquement “gaussienne centrée”.
2) Il ne faut pas se fier à l’apparence des impacts, ils sont très similaires. En raison des mouvements du navire il y a des poinçonnements simples, circulaires ou avec des composantes de mouvements vers le haut, vers le bas, vers l'avant ou vers l'arrière comme on peut le voir à l'examen plus minutieux des traces.
3) L’objet contondant doit avoir une résistance mécanique d'au moins 15-20 daN/mm² de plus que l'alliage d'aluminium, sinon il se serait progressivement dégradé et les traces d'impacts seraient différentes les unes des autres. J'exclus a priori une pointe de roche.
L'alliage 5086 a une résistance à 0,2 % de 18 daN/mm². Celle des alliages H.R de 350 à 550 daN/mm².
4) Le trou correspond au centre de la zone, là ou il y a eu répétition et concentration des impacts

Commentaires relatifs à l'article de Denis Roques :
Il est toujours possible de découper la zone d'impact pour des examens métallographiques en laboratoire, ou de faire des répliques en vue de rechercher et caractériser une ou des pollution éventuelles aux impacts.

PapiluSaint-JacquesMon sentiment est que le bateau accosté a ragué le long d'un quai ou équivalent contre un objet genre fer à béton. En suggérant un fer à béton, on peut tout aussi bien imaginer d'autres fers comme par exemple des crocs de drague de coquilles Saint-Jacques qui sont en acier H.R. (photo).

Accosté, il a joué longitudinalement en raison de l’élasticité de ses amarres et verticalement en raison du clapot, ce qui expliquerait le centrage et la distribution des impacts.

Il n'a pas coulé là où il était accosté parce que les impacts sont au dessus de la ligne de sur-immersion.

Je ne sais pas faire de rapprochement entre l'avarie et le naufrage, comme s'il s'agissait de deux événements différents.

Mise au point après le commentaire de Denis Roques :

Je voudrais juste faire deux petites mises au point après ton commentaire en forme de conclusion car on n'est ni jamais assez précis ou factuel et, à force de s’embarrasser des précautions, on n'apporte pas forcément que de la clarté !

Je ne dirai pas le navire a ragué mais “aurait ragué”. Il aurait d'ailleurs pu avoir ragué ailleurs avant d'accoster au ponton.

Je pense qu'au moment ou il a talonné, il y avait déjà beaucoup d'eau dans les fonds, eau embarquée pendant le transit entre le port et le moment du talonnage en raison des projections d'eau et des vagues, par le trou.

Au moment où le matelot “gaffe la bouée”, le mal est fait, le niveau d'eau a entraîné l'instabilité statique en raison des effets de carène liquide.

Plein d'eau le navire est devenu instable latéralement et, ce qui est moins courant, longitudinalement.

Si j'interprète correctement les documents parcourus du BEA j'en déduis que le patron n'aurait pas identifié l'avarie de bordé avec son trou et n'aurait donc pas fait de lien avec le naufrage. En toute logique, ayant constaté le trou, il aurait renoncé à relever ses lignes. Il a logiquement pensé à une voie d'eau dans le fond après le choc, en constatant l'envahissement et décidé ce qui devenait inéluctable, l'évacuation et l'appel de détresse.