Le burkini interdit au Maroc pour raisons d’hygiène

Accés-piscinesOasiria est un des plus beaux parcs aquatiques marocains, installé à Marrakech, au Maroc, il ne compte pas moins de 8 piscines, 20 attractions, 17 pistes de glisse, et 9 millions de m3 d’eau.

Sur le site internet oasiria.com, il est précisé que pour des raisons d’hygiène, le burkini est interdit dans les piscines, comme en atteste ce panneau.

Cependant, aucune plainte émanant d’un quelconque Comité contre l’islamophobie n’a été déposée à l’encontre du parc aquatique.

Les plages de la côte d’Opale à 2 heures de Paris

La plage de Merlimont, dans le Pas de Calais, est à seulement deux heures en voiture du Nord de Paris par les autoroutes A15 et A16, l’idéal est de rejoindre l’A15 par l’A115 depuis Asnières ou par l’A86, l’accès depuis l’A1 prend un peu plus de temps. Quant au trajet en train, Paris-Nord Etaples prend environ  2h30. Si vous prenez lA16, je vous recommande de vous arrêter sur l’aire de la baie de Somme, peut-être la plus belle de toutes les autoroutes françaises.

Merlimont est une station familiale, avec de petites maisons coquettes, elle n’a pas été défigurée par des immeubles laids (Berck) ou imposants (Le Touquet). La plage est immense, profonde et large, presque 20 km de longueur, entre la baie d’Authie au sud (Berck) et la baie de Canche au Nord (Le Touquet) :

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Vue rapprochée :

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Une eau tiède, 20° ce samedi 27 août :

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Attention si vous ne savez pas bien nager (ou nager longtemps), la plage de très faible pente est légèrement ondulée de bancs de sable et de creux, les bâches, qui peuvent se révéler dangereuses pour les baigneurs imprudents :

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De fait, selon le niveau de la marée, il faut parfois marcher beaucoup pour perdre pied, et souvent le fond remonte au pont qu’à 100 mètre du rivage on n’a de l’eau que jusque aux chevilles.

Ambiance plus “classe” au Touquet, la station huppée avec ses belles maisons nichées au coeur de la forêt, son golf, son hôtel “Westminster”, mais avec un front de mer défiguré par des immeubles sans cachet au milieu desquels des villas d’époque font de la résistance :

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Plus de chars à voile que de dériveurs ou catamarans :

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Et la même plage qu’à Merlimont :

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Balade dans les rues du Touquet avant de rentrer, il y avait un attroupement, c’était Nicolas Sarkozy qui dédicaçait son livre, nous n’avons pas fait le détour et sommes rentrés tranquillement à Asnières (sans aucun aucun ralentissement) où la chaleur était encore torride.

La Côte d’Opale bénéficie d’une belle orientation plein Ouest, avec coucher de soleil dans la mer à la clé, d’un bon ensoleillement et de températures de l’eau élevées eu égard à la latitude, une eau plus froide qu’en Méditerranée mais plus chaude qu’en Bretagne, sans doute en raison de la faible profondeur de la Manche. Nous sommes pourtant dans le Nord, maintenant les Hauts de France, une région attachante. Voici la carte des températures de la mer relevées dimanche 28 août 2016 :

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La semaine prochaine, cap au sud (dans le rouge) pour 3 semaines à La Grande Motte  je vous raconterai.

Google et la Jungle de Calais

Je serai demain samedi dans le Pas de Calais et je voulais savoir où se trouvaient exactement la “Jungle de Calais” et l’entrée du tunnel sous la Manche. Une recherche sur Google Maps m’a dirigé vers les adresses suivantes :

La Jungle de Calais : The Jungle, Calais
L’entrée du tunnel : ننفق المانش، Peuplingues

Je fais figurer ici l’itinéraire en voiture calculé par Google :

The Jungle - Eurotunnel

A noter sur la carte le nom en anglais de la Jungle de Calais, “The Jungle” et le nom en arabe du tunnel, “نفق المانش” signifiant “Tunnel sous la Manche”.

Des photos accompagnent la page consacrée à “The Jungle” :

Ainsi que des avis, comme s’il s’agissait d’une destination touristique :

Des avis sur l’hébergement aussi, je cite les deux derniers publiés (j’ai corrigé les fautes d’anglais) :

Callum, il y a 3 semaines

I really enjoyed my stay here, would recommend to anyone looking for nice cheap reliable campsite with amazing onsite facilities and the people are really nice and friendly. I really enjoyed the 6 months I stayed in this amazing camp site! Now I’am in my lovely six bedroom house with my whole family and robbing the tax payers money.

Chris Cox, il y a un mois

A place people aspire to reach, where dreams are shattered, where hope is lost. And yet, a place where support is offered by people from all walks of life to those in desperate need. A place where those of us with the right kind of passport/visa can freely travel to and from … and yet where those in the most need of peace, freedom of expression and the right to education and work of their choosing are trapped. Shame on Europe.

Le burkini fait fureur sur les plages !

burkini

Seuls l’Euro de football et les jeux olympiques nous ont distrait d’une actualité oppressante. Après les attentats des sympathisants de l’Etat Islamique, l’interdiction du port du burkini sur les plages occupe le devant de l’actualité. Au nom de la sécurité, de la laïcité et de l’hygiène, plusieurs maires ont interdit le port d’un maillot de bain couvrant. Le slip ou short de bains pour les hommes et le bikini (inventé en 1946) pour les femmes n’ont pas toujours été de rigueur, il suffit pour s’en convaincre de regarder ces photos de plage datant du début du siècle dernier :

Bains 1900

A l’époque on venait à la plage tout habillé et les maillots de bains étaient très couvrants, non seulement pour les femmes :

Costume-Bains-1900

Mais pour les hommes aussi :

Costume-Bains-Homme-1900

Dans les années 1960, les gendarmes de Saint-Tropez faisaient la chasse aux nudistes, aujourd’hui ils verbalisent les burkinistes :

nudiste-burkini

Pourtant il y avait des plages où la cohabitation se passait plutôt bien, comme ici à Marseille :

burkini-marseille

Mais sur fond de guerre (contre qui ?) les maires entendent ainsi interdire l’affichage de signes religieux sur les plages, afin d’éviter les affrontements entre communautés. Pourquoi interdire le burkini sur les plages et ne pas interdire le Hidjab, le Tchador, la Djellaba, la Gandoura, le turban, etc. en ville ? Parce que la plage est un lieu où pauvres, riches, habitants de la ville et des campagnes se cotoient, alors qu’en dehors des vacances, chacun vit dans sa bulle.

Cependant cette interdiction, prise d’abord par des maires républicains, rejoints par des maires socialistes et validée par le premier ministre Manuel Valls, marque un tournant dans l’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis des musulmans (en l’occurence il ne s’agit ni de djihadistes ni d’islamistes). Un tournant amorcé par l’incarcération d’une jeune fille de 16 ans qui n’avait rien fait, mais qui se vantait sur les réseaux sociaux d’être prête à commettre un attentat.

Après l’annulation des festivités en raison de l’attentat de Nice, une disproportion de la réaction envers la communauté musulmane serait à mon avis néfaste, car elle risque de donner encore plus de poids à l’Etat Islamique et à ses sympathisants implantés sur notre territoire. Il faut en revanche faire respecter les interdictions du port du Nikab et de la Burqa dans l’espace public et du voile partout où c’est interdit et ne pas céder sur les revendications communautaristes (menus dans les écoles, refus de la mixité, etc.).

Pour terminer, je reproduis un article publié par le site algerie-focus.com sous la plume d’Aziz Benyahia, à propos de la journée Burkini prévue dans un parc aquatique des Bouches du Rhône le samedi 10 septembre 2016 :

Dieu, le niqab et la burka par Aziz Benyahia

A Marseille, une association privée, privatise un club aquatique privé, pour une journée privée. Donc, rien d’illégal ni d’anormal dans un pays démocratique et un système économique libéral où la loi garantit les libertés pour les citoyens qui ont bien assimilé les notions de droits mais aussi de devoirs.

Cette “Association socio-culturelle, sportive et d’entraide pour femmes et enfants” a privatisé pour le samedi 10 septembre le Speed Water Park situé au nord de Marseille, pour sa clientèle musulmane à qui elle rappelle qu’elle doit « respecter la Awra » et donc de prévoir des burkinis. Juste une parenthèse pour pointer le summum du ridicule atteint par ce mot-valise inventé il y a quelques années en Australie pour définir la tenue de bain à l’usage des femmes musulmanes. Non seulement les musulmans l’auraient bien accueilli, mais ils auraient pris semble-t-il, ce néologisme pour une avancée dans leur conquête de nouveaux espaces gagnés sur des terres mécréantes. Fermons la parenthèse !

Au regard de la loi, et s’agissant d’une affaire privée dans un espace privé, cette association qui agit dans l’intérêt de ses adhérents musulmans, est tout à fait dans son droit tant qu’elle respecte les modalités contractuelles de la location et les règles morales et environnementales au sens le plus large et le plus légal du terme.

Or voilà que des responsables politiques, des élus et des associations en France, crient au communautarisme et au mauvais signal envoyé par la communauté musulmane dans un climat de tensions exacerbées par une série d’événements tragiques commis par des assassins se réclamant de l’islam, avec une cruauté et une barbarie innommables.

Sans être naïfs au point de ne pas deviner les arrière-pensées plus ou moins racistes des uns et des autres, ni leurs propensions à crier systématiquement au danger à la moindre initiative des associations musulmanes, nous ne pouvons nous abstenir de faire grief à ceux des musulmans qui persistent à se singulariser de la sorte, sachant bien que la société occidentale est arrivée à un tel niveau de crispation à l’égard des musulmans compte tenu de l’actualité, que la moindre anicroche sera déformée dans le sens d’une plus grande marginalisation des musulmans. IL est hors de propos de leur demander d’abdiquer quoi que ce soit de leurs croyances ni de leurs traditions, mais il nous semble plus intelligent de prendre de la hauteur et d’éviter de tendre des bâtons pour se faire battre. Adapter certains comportements, éviter les provocations inutiles et se faire remarquer par son exemplarité ; cela pourrait être beaucoup plus efficace que de s’entêter dans des parties de bras de fer inutiles et perdues d’avance eu égard au rapport de force. Des associations juives réservent des piscines pour femmes exclusivement sans que personne s’en émeuve. 

Soyons clairs. L’islam enjoint aux musulmans de respecter les lois du pays dans lequel ils sont minoritaires. Cela devrait annihiler toute velléité d’imposer à la majorité un mode de vie qui n’est pas le sien, et des comportements qu’elle rejette avec force et à juste raison.

Persister à défier les règles les plus élémentaires pour garantir la sécurité sur les lieux publics en France, en portant niqab, burka et autre accoutrement qui ne sont en rien garants d’une proximité particulière avec Dieu ni d’une dévotion plus authentique, traduit au mieux une méconnaissance de l’islam et au pire un endoctrinement lamentable et d’autant plus pitoyable, que nous en connaissons les officines et le degré zéro d’évolution de leurs mandants. Sans compter que la France est un pays laïc, qui garantit le libre exercice des cultes à la condition que soient respectés l’ordre et la loi. Charbonnier est maître chez soi ; la loi du plus fort est toujours la meilleure, et à bon entendeur, salut !

Soyons justes. L’islam s’est distingué par rapport aux autres religions par son acceptation de l’autre et particulièrement par la cohabitation avec les autres religions monothéistes, non sans l’avoir conditionnée au paiement de la jizia. Les musulmans ont raison de tirer une fierté légitime de cette avancée historique. Mais sont-ils restés aussi cohérents ? aussi réalistes ? aussi clairvoyants ?  Autres questions :

Les musulmans accepteraient-ils aujourd’hui de payer sans ciller un impôt équivalent à la jizia pour vivre hors de chez eux et avoir le statut de dhimmi ?

Pour faire le parallèle avec le Speed water parc, autoriseraient-ils les étrangers vivant chez eux à privatiser des plages pour leurs amateurs de nudisme et des salons pour leurs soirées libertines ?

Protesteraient-ils au nom de la justice, de la réciprocité et de l’exemplarité de la bonne « muâmala », en allant rappeler aux Saoudiens que rien ne les autorise à interdire l’édification de lieux de cultes non-musulmans sur leur territoire – surtout pas l’islam – alors que les musulmans en France ne cessent de réclamer l’ouverture de salles de prière et des mosquées ?

Et enfin, pourquoi ne pas prendre de la hauteur en se concentrant sur l’essentiel du message coranique ; à savoir la paix, la tolérance et la religion du juste milieu – « Dieu a fait de vous une communauté du juste milieu » Coran I/143 – au lieu de chercher querelle aux autres en voulant leur   imposer, qui plus est chez eux, une vision du monde que l’islam dans sa seule et unique vérité condamne tout simplement.

Aziz Benyahia

Un week-end à Deauville

Un week-end à Deauville les 6 et 7 août 2016 :

Le Casino
Le casino

Les planches
Les planches

Les parasols
Les parasols

La plageLa plage publique

L'entrée du port de Deauville
L’entrée du port et la vue sur Trouville

les bateaux rentrent au port
La porte est ouverte (2h environ), les bateaux rentrent

Le portLe port (Trouville à gauche, Deauville à droite)

Le Café de Paris
Le Café de Paris

Une halle du marché
Une halle du marché

La maison d'Eugène Boudin
La maison d’Eugène Boudin

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L’hôtel Normandy

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Le hall de l’hôtel

On ne gagne pas une guerre en baissant les bras

Braderie de Lille

L’annulation de la braderie de Lille, qui devait avoir lieu dans un mois, les 3 et 4 septembre prochain m’a laissé pantois. En supprimant cette fête, en renonçant à nos traditions, à nos coutumes, à nos fêtes, à notre façon de vivre, nous reculons face à l’Etat Islamique, et nous décuplons les effets et les conséquences des attentats précédents.

Pour Martine Aubry, la maire de Lille, qui a pris cette décision, de concert avec Michel Lalande, le préfet du Nord, c’est un acte de courage. C’est bien sûr du courage de se mettre à dos la population et les acteurs économiques et sociaux.

Mais dans le cadre de la guerre que la France a engagée contre l’Etat Islamique, ce n’est pas du courage, c’est de la lâcheté. Le courage, c’était maintenir l’événement coûte que coûte, en prenant toutes les dispositions visant à prévenir un attentat, en mobilisant les forces vives, les commerçants, les exposants, les visiteurs, en faisant venir l’armée si nécessaire, pour crier à l’Etat Islamique : “même pas peur”.

Un revirement de la municipalité, car au lendemain de l’attentat de Nice il n’était pas du tout question d’annulation, cf. Nord Eclair du vendredi 15 juillet 2016 :
“La Braderie se prépare main dans la main avec les services de l’État, explique ce vendredi la ville. S’agissant d’un événement national, le préfet décide de son organisation. Mais aujourd’hui, il n’y a absolument rien laissant entendre qu’on irait vers une annulation.”

Il paraît qu’on ne peut pas sécuriser 2 millions de personnes dans un coeur de ville avec des rues étroites. On devrait quand même pouvoir empêcher un camion fou d’y rouler à toute allure !

L’enjeu est aujourd’hui beaucoup plus important, car ce sont 66 millions de personnes qu’il va falloir sécuriser, car la terreur peut frapper partout, on l’a vu dans la diversité de lieux et de méthodes des récents attentats.

Un des buts visés est de nous empêcher de mener la vie que nous aimons, nous empêcher de faire la fête, d’aimer qui nous voulons, de nous habiller comme nous voulons, de jouer de la musique, de boire de l’alcool, de regarder un feu d’artifice, d’aller à la messe, de ne pas croire en Dieu, etc.

Chaque renoncement est une nouvelle victoire de l’adversaire.

Non seulement nous renonçons sous la pression à nos valeurs, mais en même temps nous acceptons avec complaisance de nous plier aux exigences des autres : abattage rituel, menus casher, hallal, végétariens, végétaliens, port du voile, polygamie, ségrégation homme femme, mutilations sexuelles des bébés, et j’en passe.

Abu-Bakr-al-BaghdadiS’il y en a un à qui l’annulation de la braderie a fait plaisir, c’est bien Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurashi, le calife de l’Etat Islamique.  Ce soir, après la prière du vendredi, il a fait un grande fête avec ses potes et il s’est gavé de Baklavas et de thé à la menthe.

Nous sommes en guerre contre un proto-état constitué de quelques villes au beau milieu d’un désert. En comparaison avec son maigre armement, constitué essentiellement d’armes légères, nos moyens sont énormes et nos pilotes ne prennent pas beaucoup de risques en larguant des bombes de leurs avions volant à haute altitude. Tuant ou blessant outre les djihadistes, des milliers de civils innocents, hommes, femmes et enfants. Des gens qui n’auraient jamais pensé à agresser la France et qui savent tout juste où c’est, la France. Des gens dont les vies ont été bouleversées par les guerres déclenchées par les occidentaux en Irak, en Afghanistan, en Lybie et (indirectement) en Syrie.

Le feu et la terreur des bombes rendent la population solidaire des groupes armés qui les protègent. Et mus par la haine de nos valeurs et par leur soif de vengeance, djihadistes et citoyens du Califat appellent par tous les canaux à leur disposition (publications, réseaux sociaux, agents de recrutement) leurs frères musulmans vivant en France à frapper ceux qui sont la cause de leur malheur.

Des frères qui recrutent d’autres frères en soif d’idéal, de plus en plus nombreux, prêts à mourir en martyrs pour leurs frères et pour leur foi. Des frères qui recrutent dans les écoles, dans les mosquées, dans les prisons où chaque séjour les renforce dans leur foi et leur prosélytisme.

Ils sont des centaines, ils seront bientôt des milliers à l’affût d’un coup d’éclat qui fera un grand nombre de victimes (Nice) ou qui frappera au cœur de nos valeurs (tuer un prêtre).

Break the cross : “Brisons les croix”, c’est l’appel lancé dans le magazine Dabiq n°15. La revue est parue juste après le meurtre du prêtre normand. Le titre a-t-il été changé pour coller à l’événement ? J’en doute. La guerre de religion est un élément incontournable du conflit.

Les djihadistes ont toujours un ou deux coups d’avance sur nous, ils frappent là où nous ne les attendons pas, ils ne referont peut-être plus jamais le coup du camion, mais pendant que nous serons occupés à poser des plots en béton au bord de tous les trottoirs, il prépareront d’autres attentats faisant appel à des stratégies que nous n’avons pas encore imaginées.

Difficile de savoir d’où surgira le prochain assaillant, quels seront ses moyens, ses cibles. Le prochain attentat peut arriver n’importe où et n’importe quand. Comme une bombe larguée sur le Califat.

Dans une guerre il y a des morts et des blessés de chaque côté, il fallait y penser avant de déclencher les hostilités. Pendant ce temps, des milliers de migrants continuent de franchir la méditerranée, certains périssent, mais heureusement pour eux la plupart sont secourus par les bons samaritains Européens. Où vont-ils ? C’est curieux, on n’en parle plus.

Allez, place aux JO, une actualité remplace l’autre et le 3 septembre les Lillois essaieront de s’amuser quand même.

La France expérimente le véhicule autonome

véhicule autonome
Véhicule autonome © lesechos.fr

Le gouvernement a décidé d’autoriser l’expérimentation du véhicule autonome ou “véhicule à délégation de conduite” sur les voies publiques. Je trouve pour ma part que c’est une excellente initiative. Ci-dessous le compte rendu du conseil des ministres d’aujourd’hui, 3 août 2016 :

La ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat et le secrétaire d’Etat chargé des transports ont présenté une ordonnance relative à l’expérimentation de véhicules à délégation de conduite sur les voies publiques.

Le IX de l’article 37 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a habilité le Gouvernement, sur le fondement de l’article 38 de la Constitution, à prendre par ordonnance “toute mesure relevant du domaine de la loi afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite, qu’il s’agisse de voitures particulières, de véhicules de transport de marchandises ou de véhicules de transport de personnes, à des fins expérimentales, dans des conditions assurant la sécurité de tous les usagers et en prévoyant, le cas échéant, un régime de responsabilité approprié”, étant précisé que “la circulation des véhicules à délégation partielle ou totale de conduite ne peut être autorisée sur les voies réservées aux transports collectifs, sauf s’il s’agit de véhicules affectés à un transport public de personnes”.

La terminologie de “véhicule à délégation partielle ou totale de conduite” (VDPTC) fait référence, d’une part, aux technologies d’automatisation avancées du véhicule et, d’autre part, au changement fondamental de nature de l’acte de conduire. Ces véhicules, appelés aussi “véhicules autonomes”, sont une étape incontournable vers une mobilité apaisée, une régulation et une sécurisation des trafics, et des transports plus efficaces et plus respectueux de l’environnement. Ils constituent l’avenir de l’industrie automobile.

Le véhicule à délégation de conduite représente également une piste de progrès prometteuse pour la sécurité routière. Le véhicule autonome devrait avoir des capacités de réaction et d’adaptation supérieures à celles d’un conducteur humain et ainsi commettre moins d’erreurs que ce dernier sujet à la fatigue, l’alcool, la distraction ou l’inexpérience. Le véhicule autonome contribuera aux actions préventives réalisées par le Gouvernement pour sauver des vies et réduire le nombre de blessés sur les routes.

Les expérimentations de tous les types de véhicules à délégation de conduite appelés à circuler sur les voies publiques pour un usage particulier, collectif ou de transport de marchandise se multiplient au niveau international et national.

En France, les premières expérimentations ont pu rencontrer des difficultés juridiques et pratiques liées à la nécessité de clarifier la situation du conducteur par rapport aux règles internationales en vigueur, à l’inadaptation des dispositions applicables à l’immatriculation des véhicules, aux difficultés à obtenir des porteurs de projets l’ensemble des renseignements permettant notamment de s’assurer que l’expérimentation se déroule en toute sécurité et en coordination avec les différentes autorités publiques concernées, ou aux incertitudes sur la procédure d’instruction et de délivrance de l’autorisation. Elles ont également mis en évidence l’importance qui s’attache à une bonne information du public appelé ou non à être transporté à bord du véhicule.

En conséquence, l’ordonnance introduit la notion d’autorisation de circulation sur la voie publique spécifique à l’expérimentation de véhicule à délégation partielle ou totale de conduite. Cette notion servira de fondation à la construction d’un cadre réglementaire solide au travers d’un décret en Conseil d’État.

Enfin, l’ordonnance s’inscrit dans l’esprit de la feuille de route du plan industriel “Véhicule Autonome” de la Nouvelle France industrielle, visant à faire de l’industrie française de l’automobile et du transport routier une des pionnières dans la conception du véhicule autonome pour tous. Il traduit l’ambition que la France soit reconnue comme une terre d’expérimentation du véhicule autonome, un centre d’excellence de l’intelligence embarquée et un leader en sécurité des systèmes complexes, afin de préparer les nouvelles mobilités de demain.

Quelles armes pour les policiers municipaux ?

Les policiers municipaux peuvent être autorisés à porter des armes de poing, sur demande du maire et sous réserve de l’accord du préfet.

Jusqu’en 2015, l’Article R511-12 du code de la sécurité intérieure les autorisait à porter les armes à feu (tirant des projectiles métalliques) suivantes :

Revolvers chambrés pour le calibre 38 Spécial.
Projectile : diamètre 9,06 mm, masse 10,23 g, vitesse : 260 m/s, Énergie : 346 joules

Pistolets chambrés pour le calibre 7,65 mm.
Projectile : diamètre 7,65 mm, masse 4,6 g, vitesse : 292 m/s, Énergie : 196 joules

L’inconvénient de cette disposition était que la plupart des revolvers chambrés pour le calibre 38 Spécial permettent également de titer des munitions 357 Magnum, dont le projectile est identique mais l’étui (la douille) plus long, ce qui leur donne une énergie beaucoup plus importante (946 joules). Et l’Etat dispose de stocks importants de revolvers Manurhin (fabrication française) à barillet 6 coups chambré en 357 Magnum / 38 Spécial. Quant aux pistolets 7,65 mm, ils sont si peu puissants (énergie à peine supérieure à celle d’une cartouche 22 LR)  qu’ils sont plus dangereux qu’utiles pour la personne qui le porte, ils permettent de blesser l’adversaire mais leur puissance d’arrêt est insuffisante pour le neutraliser.

C’est la raison pour laquelle Bernard Cazeneuve a publié le Décret n° 2015­496 du 29 avril 2015 autorisant les agents de police municipale à utiliser à titre expérimental des revolvers chambrés pour le calibre 357 magnum, en précisant cependant qu’ils ne pourront utiliser que des munitions au calibre 38 Spécial.

MR88-357Le Revolver Manurhin MR88 convient parfaitement à la dotation des policiers municipaux, c’est une arme à faible coût, produite dans le cadre d’un partenariat entre Manurhin et le fabricant américain Ruger, spécialiste des carcasses coulées par micro fusion, un procédé moins coûteux que la fabrication par usinage de blocs d’acier forgés. ll équipait autrefois la police nationale et la douane, c’est l’arme utilisée par Julie Lescaut dans la série télévisée. Il est disponible en 3″ et 4″.

L’avantage du revolver par rapport au pistolet est qu’à partir du moment où le barillet est chargé de munitions, il est prêt à tirer, il suffit pour cela de presser la détente (fonctionnement en double action) ou d’armer le chien et de presser la détente (fonctionnement en simple action, plus doux).

Alors que pour tirer avec un pistolet semi-automatique, il faut d’abord tirer sur la glissière afin de charger une munition dans la chambre. Il faut utiliser les deux mains et tirer assez fort. Pas pratique en situation d’urgence ou en conduisant une voiture ou une moto. L’autre solution est d’armer le pistolet à l’avance, mais c’est dangereux, car même avec la sécurité, un coup peut partir inopinément, qui plus est, ça fatigue inutilement le ressort. Une américaine qui transportait un pistolet ainsi armé a été tuée par son enfant de deux ans qui a simplement appuyé sur la détente. L’enfant n’aurait jamais pu armer la culasse ou presser la détente d’un revolver.

L’avantage du calibre 38 Spécial est qu’il offre un bon compromis entre puissance et maniabilité. En effet le puissant 357 Magnum entraîne un important recul préjudiciable à la précision et au tir répétitif.

Un bon choix d’arme pour les policier municipaux, avec une possibilité d’évolution vers le 357 Magnum si la situation empire. Reste à savoir maintenant s’ils seront autorisés à porter leur arme hors service…

Dabiq 15 : Brisons les croix

Dabiq 15 : Brisons Les CroixBrisons les Croix ! Tel est le titre de couverture du numéro 15 de DABIQ, le magazine de l’Etat Islamique, déjà abondamment commenté dans les médias. Et dont j’ai extrait un passage dans mon article précédent. Vous pouvez télécharger Dabiq 15 dans son intégralité, au format pdf, j’ai réduit le fichier original (51,3Mo) en un fichier compressé (7,06Mo) mais cependant parfaitement lisible.
En page 74, un long article est consacré à l’Eglise catholique et à ses papes, en commençant par Urbain II (l’initiateur de la première croisade) qui a appelé à la destruction de tous les musulmans qui répandent la règle d’Allah, en disant: “Au nom du Seigneur, nous supplions les hérauts du Christ de convaincre les personnes de tout rang, fantassins et chevaliers, pauvres et riches, de venir en aide rapidement aux chrétiens et de détruire cette race ignoble des terres de nos amis”, pour finir par François à qui il est reproché de ne pas stigmatiser les “sodomites” comme ceux qui étaient visés dans l’attentat d’Orlando.
Page 78 “par l’épée” avec une photo d’exécution au sabre. Nous ne sommes pas habitués à des exécutions aussi violentes, mais c’est monnaie courante dans les pays arabes comme en Arabie Saoudite, et on a coupé les têtes en France, sous la royauté avec une hache et un billot, et depuis la révolution jusqu’en 1977 avec une guillotine. La peine de mort a été abolie en 1981.